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Sauver les passagers du Titanic ?

Par Julien Drouin

Je reçois de nombreux emails de personnes (bien intentionnées) qui veulent "réveiller les autres".

Et je ne donne pas suite.

Pourquoi ?

Car nous sommes à un moment clé du temps appelé "séparation" ou "split" dans le collectif humain.

D'un coté se trouvent ceux qui ont peur (titanic/collectif de basse fréquence), de l'autre se trouve ceux qui sont dans la joie et l'amour (chaloupe/collectif de haute fréquence).

Depuis l'été 2019 j'ai reçu une guidance très nette de ne surtout pas essayer de sauver ceux qui sont sur le titanic. Sinon je devrais en assumer les conséquences : sombrer avec.

Au début je n'ai pas écouté et je suis passé à deux doigts de la correctionnelle.

Il m'arrive encore parfois de rechuter mais très brièvement. Je suis très attentif au syndrome sauveur qui s'active en moi, et chaque fois qu'il s'enclenche j'essaie d'en être conscient, je l'observe, le libère et je stoppe ce que je m'apprêtais à dire ou faire.

On peut par exemple se poser les questions suivantes avant toute action :

"Est ce que je veux sauver cette personnes ?"

"Est ce que je veux la réveiller ?"

Et stopper ce que l'on fait si c'est le cas.

Pourquoi ?

Pour deux raisons :

1- Ils ont PEUR et une personne qui a peur à tendance à détruire ou tuer ce qu'elle ne comprend pas.

Si vous voulez embarquer de force un passager qui se sent en sécurité sur le Titanic il va vous attaquer.

2-Ils veulent rester sur le titanic par choix d'incarnation dont la raison nous dépasse.

Aimer c'est parfois laisser partir.

Il est temps d'aimer, vraiment, et de laisser couler le titanic. Ce qui implique de couper les ponts avec toutes les personnes, lieux de "basse fréquence" : Médias et réseaux sociaux en premier, et de créer le "nouveau monde "avec ceux qui ont choisi les chaloupes.

Ce qui demande de surveiller et de maintenir une fréquence haute (joie, amour) au quotidien. Ce qui ne veut pas dire réprimer les émotions désagréables lorsqu'elles se présentent, au contraire, leur donner de l'attention et les libérer.

Je suis dans la chaloupe

Et vous ?

Julien Drouin

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